• fin chapitre un //

    — Tu as trouvé quelque chose ?  

    Elle vient s'assoir par terre à côté de moi. Nous tenons le livre devant nous. Il y a de petits dessins, des mots que je ne comprends pas. C'est une autre langue.  

    — "Speculum habet in potestate", le miroir renferme un pouvoir. Je comprends aussi d'autres trucs et je crois que c'est ce qu'il nous faut !  

    Hélia m'explique ce qu'il est écrit. Le miroir qui apparait dans notre rêve renferme un pouvoir, ce pouvoir provient, selon le livre, de nous mais il n'explique pas sa nature. Il n'est pas précisé qu'il se trouve dans une grande salle blanche mais il est indiqué que son contenu n'est jamais le même et qu'une personne ne peut le voir que s'il y a un pouvoir présent en elle. C'est une sorte de cachette.  

    —Ulysse, tu penses que nous avons des pouvoirs ? Toi celui de prédire l'avenir et moi celui de contrôler la Terre ?  

    Je la vois trembler, elle a peur. Moi aussi. Cela peut paraitre insensé mais ce que dis ce livre est logique, il traduit bien ce que nous avons ressenti dans nos songes. Ce miroir nous procure quelque chose et depuis que nous l'avons franchi, notre vie n'est plus la même. Il nous hante. Je prends les mains d'Hélia. Nous nous taisons quelques minutes pour encaisser ce que nous venons de lire. Devons-nous réellement y croire ou non ? Je ne sais pas, je suis perdue. J'aimerai en savoir plus pour mieux comprendre. Nous apportons le livre à la documentaliste pour avoir des informations sur l'auteur et la fiabilité de ce qui est écrit. Mais, lorsque nous lui tendons, elle remarque qu'il n'est pas codé. Normalement, chaque livre possède un numéro inscrit sur une étiquette collée à l'intérieur. Elle nous regarde comme si nous étions responsables. Je lui explique que nous n'y avons pas touché.  

    — Si ce n'est pas vous alors quelqu'un a dû le laisser là. De toutes façons je ne retrouve pas ce titre dans la banque de données. Et puis ça veut dire quoi ce charabia, "Mundus in corde" ?  

    — C'est du latin...Vous devriez le savoir, vous travaillez dans une bibliothèque quand même... sermonne Hélia.  

    — Je n'ai pas que ça à faire mademoiselle ! Si le livre vous intéresse tant...alors... prenez-le tient ! Bon débarras ! Maintenant fichez moi la paix. 

    Pour qui elle se prend ? Je lui adresse un sourire hypocrite. Nous retournons dans notre coin, je vérifie qu'elle ne nous voit pas et je prends la main d'Hélia. Je pose mon doigt sur ma bouche pour lui faire comprendre de ne pas faire de bruit. Nous nous dirigeons vers la sortie sur la pointe des pieds et une fois dehors nous courons prendre mon vélo. Une fois arrivées en haut de la rue, j'éclate de rire. Je voulais laisser le petit coin en désordre, elle ne s'attendra pas à la tonne de livre étalés par terre, c'est bien fait pour elle. J'imagine sa tête de morue se décomposer devant un tel bordel. Cela me fait rire de plus belle. Hélia se met à rire aussi. Je lui propose de s'assoir sur le porte-bagage et je pédale jusqu'à l'arrêt de bus où je la dépose. Je lui tends le livre que j'avais posé dans mon panier. Il est plus lourd que ce que je pensais. Il doit bien faire 400 pages. Nous nous disons aurevoir, le ciel est magnifique. Encore un bon souvenir avec mon amie, je dirais même, ma meilleure amie. Le bus arrive, elle n'est plus là. Je ne remonte pas tout de suite sur mon vélo. J'en profite pour passer par le chemin pédestre qui traverse la forêt longeant ma résidence. Je ne suis jamais passée par là, pourtant tout est magnifique. Les oiseaux chantent, le soleil rayonne de ses derniers éclats aux couleurs orangées, mélangées au rose des nuages. Je pourrais rester là à le contempler jusqu'à la fin de ma vie. J'aimerai voler dans ce ciel de couleurs. Je vérifie l'heure sur mon portable, il est 19 heures, je suis partie trop longtemps. J'enfourche mon vélo et je rentre à la maison. Matty est en train de jouer dehors quand je parviens par le jardin. Il est avec le chat, il le caresse, se roule dans l'herbe comme lui. C'est adorable. Je reste avec eux jusqu'à que la nuit tombe. Nous rentrons. Ce soir je suis de bonne humeur. Je discute avec mes parents, ils en sont étonnés. Je prends ensuite un bon bain et je me couche. 

     

    J'ouvre les yeux mais je ne reconnais pas mon plafond. Il est blanc, brillant comme s'il avait été lavé pour scintiller à mon réveil. Je me lève, je vois encore flou. Je pose mon pied à terre mais je l'enlève immédiatement, le sol est glacé. Cela m'a fait sauter d'un bon. Je reprends conscience petit à petit. J'entrevois un long couloir blanc. Non ! Non, tout mais pas ça ! J'essaie de fermer les yeux pour me rendormir mais l'air devient froid, je grelotte. Je ne peux pas rester ici, je ne veux pas refaire ce rêve. Hélia est peut-être aussi de vivre la même chose que moi à cet instant. Je ne peux pas me cacher éternellement, il faut que l'on sache ce qui est caché ici. Je me lève et commence à marcher dans la salle. Tout est blanc mais je ne vois pas le miroir. Soudain, les murs s'effacent, perdent de leur blancheur pour devenir translucides. Je regarde vers la gauche, il y a une autre salle comme la mienne. Je m'apprête à aller inspecter les parois quand j'entends un bruit sourd venant de ma droite. Je fais volte-face dans cette direction. Je n'en crois pas mes yeux, je ne peux pas. Il y a une autre salle également à ma gauche, mais dans celle-ci se trouve ma meilleure amie, Hélia.  


  • Commentaires

    1
    Vendredi 6 Juillet à 22:53

    OH PUTAIN

    Poste la suite stpppp! xD

      • Samedi 7 Juillet à 09:41

        mdr t'inquiète la suite sort à partir du 10 juillet ! 

    2
    Samedi 7 Juillet à 10:15

    niiice :3

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