• chapitre quatre // extrait un

    Chapitre 4. Guide-moi 

     Plus personne ne prononce un mot. Le silence s’est abattu sur nous soudainement. Je me trouve dans une position délicate, située entre Peter et Eldiorn qui se fixent mutuellement. Peter est assez calme, il a toujours eu confiance en lui et il semble plutôt se soucier de ma réaction suite à son annonce de rupture avec Camryn. Eldiorn, quant à lui, le transperce du regard. Il commença à marcher en notre direction, sans quitter son adversaire du regard. Arrivé à ma hauteur, il brisa la glace à la force de sa voix :  

    — Maintenant que les présentations ont été faites, tu peux partir. Dit-il froidement.  

    Je me tournai vers lui. Eldiorn n’a jamais été méchant avec qui que ce soit. Je ne le reconnais pas.  

    — Je n’ai pas d’ordre à recevoir de la part d’un inconnu. Si je veux parler à ta copine, elle seule peut me demander de partir ! S’écria Peter en ouvrant le portillon de mon jardin pour venir jusqu’à nous.  

    Eldiorn enroula son bras autour de mes épaules et me serra contre lui. Il se pencha près de mon oreille.  

    — Dis-lui de partir si tu en as envie... me chuchota-t-il calmement.  

    Je n’avais pas le choix, je ne pouvais pas demander à Peter de rester alors qu’Eldiorn était chez moi.  

    — Peter, je te demande de partir. Dis-je. 

    Celui-ci me lança un regard étonné. Il y avait également quelque chose dans ses yeux qui avait changé à cet instant. Il sera le poing et se retourna muet. Je l’ai blessé. Nous le regardions quitter mon jardin et refermer le portillon. Je me mis à trembler, j’avais oublié que nous étions désormais en Décembre, qu’il faisait nuit et que j’étais littéralement en train de geler sur place. Eldiorn retira son sweat et le mit sur mes épaules. C’est fou, j’ai un copain digne des films d’amour pour adolescents !  

    Nous décidâmes de rentrer au chaud. En refermant la porte, Eldiorn déposa un doux baiser sur mon front avant de me prendre la main. Nous allâmes dans la cuisine pour prendre à manger. Ma mère débarqua à ce moment-là :  

    — Vous allez manger dans ta chambre ? Me demande-t-elle avec un sourire au coin des lèvres qui en disait long.  

    Je soupire, essayant de contenir un rire gêné. Je me tourne vers elle, un bol de popcorn dans les mains.  

    — Oui, on pensait regarder un film. Ça pose un problème ?  

    — Oh que non ! S’exclama mon père depuis le canapé. Cependant... continua-t-il en se levant, j’aimerai que ce soit clair.... 

    Eldiorn déglutit et regarda mon père impressionné.  

    — Ne brise pas le cœur de ma petite Ulysse d’accord ? Lui dit-il soudainement, l’attrapant chaleureusement par les épaules.  

    Tout le monde se mit à rigoler de soulagement. Eldiorn pris deux cannettes de soda dans le réfrigérateur et nous montâmes à l’étage. Il était impressionné par ma famille. À peine entré dans ma chambre, il se mit à me conter à quel point nous étions formidables et soudés. S’il savait... Puis il s’installa sur mon lit, l’ordinateur sur les genoux.  

    — Tu as beaucoup de chance tu sais.. Me dit-il.  

    — Pourquoi ? Parce que ma mère est gentille pour une fois et que mon père t’a accueilli les bras ouverts ? Tu sais, ce n’est pas la réalité.  

    — Oui mais tu as une famille, ou du moins ce qu’une famille est censée être ! Ulysse, je sais que ce n’est peut-être pas une évidence pour toi mais crois moi, tu as de la chance !  

    Il se mit à regarder par terre et retira son bonnet. Je sentais que quelque chose n’allait pas.  

    — Tu peux te confier à moi... Ecoute, je sais que ça fait qu’une semaine qu’on sort ensemble et qu’on a encore beaucoup de choses à savoir l’un sur l’autre... Je me mis à penser à mes pouvoirs de prédictions, mes rêves, toutes ces choses qu’il ne sait pas encore de moi. Mais, tu peux tout me dire... lui dis-je.  

    Il se leva tout à coup et me pris dans ses bras. Je sentis ses larmes dans mon coup et sa respiration s'accélérer. Je pris son visage entre mes doigts et l’embrassa. Il continuait à pleurer mais je sentais les battements de son cœur se ralentir. Je l’entrainai sous la couette. Nous étions blottis l’un contre l’autre dans la pénombre de mon étroite chambre. Je profitai de cet instant pour poser ma tête dans le creux de son épaule et il passa son bras autour de ma taille.


  • Commentaires

    1
    Jeudi 1er Novembre à 12:14

    owii un nouveau chapitre!

      • Vendredi 2 Novembre à 14:27

        wiiiiii

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