• chapitre quatre // extrait six

    Tous les invités avaient le regard fixé sur mon cou. Hélia m'adressa un large sourire. 

    — Il te va à la perfection ! Me dit-elle.  

    La soirée continua dans une très bonne ambiance, nous prîmes encore un apéritif lorsque le soleil commençait à se coucher. Nous avions passé une bonne journée. Hélia et Démethys avaient totalement approuvé ma relation avec Eldiorn. J’étais ravie de les voir rigoler tous ensemble. Alors que les étoilent apparaissaient une par une dans le ciel noir, nous décidâmes d'aller chercher nos manteaux afin de partir. Je pris celui de Démethys avec moi.  

    — Eldiorn où est Dem’ ? Demandai-je.  

    — Aucune idée ! Me répondit-il  

    Bizarre, je l’avais vue il y a à peine cinq minutes sur le soja en train de discuter avec Lavande et Franck. Je fis le tour de la maison sans résultat. Mais où était-elle ? Impossible qu’elle soit partie sans son manteau favoris, une parka sur laquelle elle avait cousu ses patchs collectionnés au fil de ses récents voyages. Sheila ne l’avait pas vue passer le pas de la porte de toute la soirée... Je commence à m’inquiéter.  

    — Hélia je crois qu’on a un problème... Dis-je discrètement à son oreille.  

    — Ah bon ? Qu’est-ce qu’il se passe ? Me questionna-t-elle les yeux écarquillés.  

    — Déméthys a disparu...  

    Franck entendit notre conversation et se mis à mobiliser tout le monde. Chacun alla refaire un tour dans la maison vérifier s’il ne s’était pas isolé quelque part. Introuvable. Il se faisait tard, dehors les températures ne dépassaient pas les deux degrés. Sans veste, Dém’ devaient se trouver en mauvaise posture. Sheila pris des lampes de poches dans le tiroir de la cuisine, nous en donnant à Hélia, Eldiorn et moi. Nous sortîmes tous de la maison. Notre petite ville était située près d’une grande forêt. Je priai pour que nous n’ayons pas besoin de chercher là-bas. De nuit, les bois me font peur.  

    Durant une heure nous fîmes le tour du quartier tout en téléphonant aux parents de mon amie, ils ne savaient pas où elle se trouvait. Sa mère paniquée avait appelé la police. Celle-ci était surchargée par d’autres missions plus importantes et lui avait fait comprendre qu’elle n’interviendrait pas dans les recherches... Nous étions donc seuls à chercher. Minuit, toujours rien, la fatigue commençait à se faire sentir dans nos jambes lorsque le père de mon copain proposa d’aller chercher dans la forêt.  

    — On va devoir se séparer en deux groupes, Eldiorn je te laisse la garde de Lavande, ta mère va rentrer à la maison vérifier si Déméthys n’est pas retournée là-bas. Hélia tu viens avec moi. Il faut que tu sois avec moi pour la rassurer si nous la retrouvons, tu es son amie.  

    C’est parti pour une virée, de nuit, dans un bois effrayant... Eldiorn me tenait la main, l’autre tenant la lampe torche. La forêt était dense, on ne voyait pas grand-chose. Je commençai à vraiment trouver cette histoire louche.  

    La lune brillait dans le ciel, le bruit de nos pas résonnait dans l’atmosphère. Soudain, je vis au loin une brume blanche opaque. Je brandis la lampe pour y voir plus clair. J’avais une intuition... Je pris la main de mon copain et commencai à courir vers la brume. Nous courrons si vite que nous manquons de tomber plusieurs fois, les pieds pris dans les racines des arbres.  

    — Oh mon dieu ! M’écriai-je. M’arrêtant net sur ce que je voyais devant moi.  

    Au milieu de cette brume opaque se trouvait Déméthys, inconsciente, allongée sur un lit de mousse. Je pris la veste que Lavande tenait et la posai sur le corps frigorifié de mon amie. Que faisait-elle depuis tout ce temps en pleine forêt ? Pourquoi était-elle évanouie ? Pleins de questions me venaient en tête, je ne savais pas quoi faire, comment réagir. Tout à coup, je sentis dans ma poitrine une forte chaleur.  

    — Observe Ulysse, regarde bien.... Murmurai une voix dans ma tête.  

    Je me penchai au-dessus de Déméthys. Ses yeux étaient ouverts ! Une lueur verte brillait dans son iris... Ce pourrait-ce que….  

    — Laisse-moi voir ! Cria Lavande.  

    La petite fille, enfin d’apparence, s’élança auprès du corps au sol.  


  • Commentaires

    1
    Mardi 9 Juillet à 15:34

    niiiiice la suite

      • Mardi 9 Juillet à 17:19

        yeaaah 

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