• chapitre quatre // extrait sept

    Elle l’inspecta avec attention, presque trop à mon goût. Elle s'arrêta net lorsqu’elle vit les yeux scintillants illuminé d’une lumière verte. Mais elle n’était pas effrayée, ni déroutée par ce qu’elle voyait. C’est comme si tout était normal...  

    — Wow... C’est absolument parfait... Murmurai-t-elle sans arrêt. 

    Son frère la pris par les épaules pour l’écarter du corps. Nous prîmes nos portables pour joindre Hélia et Franck qui arrivèrent cinq minutes plus tard essoufflés. Les pompiers sont venus chercher Déméthys et nous sommes tous allés à l’hôpital.  

    Je me trouvais assise dans le couloir à côté d'Eldiorn. Hélia était rentrée chez elle, les parents de mon copain aussi. Nous n’allions pas tarder nous non plus. Les néons blancs de l’hôpital me brulaient la rétine. Tout était si neutre, vide de sens et triste. Devant la chambre 16 où mon amie se reposait, je repensais à cette soirée d’anniversaire qui a viré au cauchemar. Pourquoi rien ne peut se passer normalement ? Je serrai les mains d’Eldiorn par frustration.  

    — Ça va ? Me demanda-t-il. 

    — Oui tout va bien... c’est juste que, je voulais te dire quelque chose tout à l’heure... 

    Il se tourna vers moi, me fixant sérieusement. Je sentis son corps se raidir d’inquiétude.  

    — C’est par rapport à Peter ? Tu repenses encore à lui ? Dit-il en baissant son regard.  

    — Quoi ? Non pas du tout ! Qu’est-ce-qui te fais penser ça ? M’esclaffai-je.  

    — Hélia m’a dit que vous aviez été proches pendant une période et que vous aviez arrêté de vous parler lorsque je suis apparu dans ta vie... Quand on y pense, vous n’avez jamais vraiment mis les choses au clair. Je me dis que tu as peut-être des doutes, que ton choix n’est pas encore fait... M’expliqua Eldiorn.  

    — Arrête, tu n’as aucune raison de douter de ça. Je.... Je t’aime tu le sais non ? Dis-je d’un ton déterminé.  

    — Je sais... murmura-t-il. 

    — Mais quoi ?  

    — J’ai un mauvais pressentiment, comme si tu me cachais quelque chose. Comme si tu n’avais pas confiance en moi... Des fois j’ai peur que tu sois avec lui. M’avoua-t-il.  

    — Quoi ? Eldiorn je ne ferai jamais ça ! Comment peux-tu penser ça de moi ? Je ne suis pas ce genre de filles ! Lançai-je, commençant à m’énerver.  

    Il soupira et ajouta : 

    — Je ne sais pas, je sens un truc qui n’est pas net c’est tout.  

    — Et bien continue à te faire des films tout seul, je rentre chez moi. Déclarai-je en me levant.  

    Je quittai l’hôpital en sentant les premières larmes couler. Il n’arrivait pas à me faire confiance, alors que nous venions de passer toute une journée ensemble, sans parler une seule fois de Peter, sans aucune tension, juste du bonheur. Je marchai tout le long du chemin en pleurant. J’étais fatiguée, secouée par les événements. Il était trois heure du matin lorsque je parvins enfin à ma maison. Papa et Maman m’attendais dans le salon. Ils virent me prendre dans leurs bras aussitôt. Même le chat se frotta contre ma jambe. Je m’écroulai dans mon lit, sans prendre la peine de me mettre en pyjama.  

    La lumière du jour me réveilla. Léonard s’était blottis sur mon torse pendant que je dormais. Je le caressai tout en trainant sur mon téléphone. Aucun message. Je me trainai jusqu’à la salle de bain pour prendre un bon bain chaud. Je retirai mon pull et mon jean. Ma peau était si pale... Mes cernes de plus en plus prononcés par mes insomnies. Mes cheveux avaient pas mal poussé. Ils m’arrivaient presque au nombril. Je plongeai mon corps fatigué dans l’eau brulante. J’étais seule, au calme, paisible. Je suis restée là pendant une bonne heure, à méditer sur ma vie. Puis je pris du temps pour moi, me mettre du vernis noir, m’appliquer un masque sur le visage... La totale ! J’enfilai par la suite un pull couleur ocre et une jupe en jean avec des collants opaque noirs. Je l’avais achetée avec Eldiorn.  

    — Tu ne mets jamais de jupes Ulysse, tu devrais essayer celle-ci ! M’avait-il dit en désignant la jupe du doigt.  

    J’avais hésité mais rien à faire, cinq minutes plus tard je me trouvai dans la cabine d’essayage avec Eldiorn assis de l’autre côté du rideau, attendant mon plus beau défilé de mode. Je montrai le rendu à mon copain qui ne fit qu’approuver ! Il me l’avait offerte.  


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